Communiqué 2026/08

Rompon – Association de l’Offrande Musicale.

Chers amis des concerts de Rompon,

Les chaudes sonorités du violoncelle de François Guye et ses merveilleuses interprétations résonnent encore sous la voute de la chapelle, l’emplissant de leur belle harmonie.
Et voilà déjà que notre prochain week-end de concerts approche.
Il comportera 2 programmes complètement différents le samedi et le dimanche.
Il aura lieu :

Le samedi 22 août à 20h00, et le dimanche 23 août à 17h00.

Pour ce week-end, le programme tout entier – les programmes devrais-je dire – sera consacré au piano à 2 et 4 mains. Pour cette fête du piano, deux merveilleux et généreux interprètes : Christine Fonlupt et Gaspard Thomas, menant chacun, chacune une riche et éclectique carrière de soliste et de chambriste sur de grandes scènes françaises et européennes.

Samedi : Pour notre plus grand bonheur, ils nous proposent de partager le concert du samedi soir en deux parties, deux récitals de piano solo de 40 mn qui s’enchaîneront. Laissons-leur la parole pour présenter leurs programmes :

Gaspard Thomas : Le chant du Souvenir

« Karol SZYMANOWSKI (1882-1937), compositeur polonais à l’univers sensible et audacieux, est considéré comme l’un des plus authentiques héritiers du monde musical et pianistique de Frédéric CHOPIN (1810-1849). Les deux compositeurs partagent une attirance irrépressible pour le souvenir, un amour de la recherche de cette voix impalpable et pourtant inextinguible de l’âme. Durant ce récital, je propose un voyage à travers différentes œuvres et étapes de leur vie créatrice, en particulier les Mazurkas, qui rapprochent les deux hommes avec évidence et émotion, mettant en lumière une essence commune à leur art. »

Christine Fonlupt présente une partie de son dernier disque, et son récital « Icônes féminines » consacrés au portrait féminin dans la musique des 19e et 20e siècle :

« Chez Mel BONIS, le portrait féminin prend une dimension plus intérieure. Dans son cycle Femmes de légende, chacune des pièces s’inspire d’une figure célèbre de la littérature ou de la mythologie. 

Mélisande ouvre cette galerie. Héroïne de la pièce Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck, elle demeure l’une des figures les plus énigmatiques du théâtre symboliste. Son apparition mystérieuse, son silence et sa fragilité ont fasciné toute une génération d’artistes à la fin du XIXᵉ siècle. Quelques années avant que Debussy ne lui consacre son célèbre opéra, Mel Bonis semble déjà saisir cette part d’ombre qui entoure le personnage.

Deux autres héroïnes sont empruntées à Shakespeare. Desdémone, dans Othello, incarne l’innocence et la fidélité tragiquement sacrifiées à la jalousie destructrice du héros. Ophélie, dans Hamlet, est l’une des figures les plus poignantes de la littérature occidentale. Son amour impossible pour le prince danois, puis sa descente dans la folie jusqu’à sa mort dans les eaux d’un ruisseau, ont inspiré d’innombrables peintres, poètes et musiciens du romantisme. À travers ces deux portraits, Mel Bonis ne raconte pas le drame ; elle semble plutôt en révéler la dimension intime.

Avec Viviane, le cycle nous entraîne vers les légendes arthuriennes. Connue sous le nom de Dame du Lac, Viviane recueille et élève le jeune Lancelot avant de devenir l’une des figures centrales de l’univers du roi Arthur. Selon certaines versions de la légende, c’est elle qui remet au souverain la célèbre épée Excalibur, symbole de sa légitimité royale. Magicienne, protectrice et initiatrice, Viviane appartient à cette lignée de femmes dont le pouvoir procède moins de la force que du savoir et du mystère.

La mythologie grecque inspire quant à elle Phœbé et Omphale. Associée à la lumière lunaire et aux pouvoirs prophétiques, Phœbé appartient au monde des divinités anciennes. Omphale, reine de Lydie, est connue pour avoir soumis à son autorité le héros Héraclès lui-même. Son histoire inverse les rôles traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes dans les récits antiques, ce qui explique sans doute la fascination durable qu’elle a exercée sur les artistes.

Enfin, Salomé clôt cette galerie de figures légendaires. Princesse de Judée mentionnée dans les Évangiles, elle devient à la fin du XIXᵉ siècle l’une des grandes héroïnes de la littérature décadente grâce à Oscar Wilde. Son image se transforme alors en symbole de séduction, de fascination et de danger, inspirant aussi bien les peintres que les compositeurs.

Pour clore cette fresque, une ode à la Terre, composée par le pianiste turc Fazil Say : Black Earth. » 

Dimanche : ce sera à 4 mains qu’ils nous proposeront un tout autre programme : « virtuosités enfantines ». Ainsi les pièces connues du répertoire à 4 mains liées à la jeunesse que sont la suite Dolly de Gabriel Fauré et Jeux d’enfants de Georges Bizet, encadreront un florilège d’autres pièces, évoquant le monde de l’enfance, de compositeurs un peu moins connus : Gyögy KURTAG, Mel BONIS, Graciane FINZI, et Jean FRANCAIX.     Nul doute que ce sera un ravissement total !

Quel bonheur musical nous attend pour ce week-end entièrement dédié au piano. Et comme vous l’avez compris deux concerts bien différents !  Alors, n’hésitez pas, venez samedi soir ET dimanche après-midi ! Et nous ne pouvons qu’exprimer par avance une reconnaissance infinie à nos artistes pianistes pour leur générosité !

Nous vous attendons nombreux, et toute l’équipe de l’Association de l’Offrande Musicale se réjouit de vous accueillir à la Chapelle du Vieux Rompon et de partager en votre compagnie ces moments musicaux sublimes ainsi que le verre de l’amitié à l’issue du concert.

Michel Westphal, pour l’équipe de l’Offrande Musicale


Télécharger le programme du samedi 22 août

Télécharger le programme du dimanche 23 août